Qu'est ce qui fait de Victor Hugo un artiste romantique engagé dans son siècle ?

25 janvier 2008

Introduction

Illustre poète et écrivain, Victor Hugo a traversé le XIXème siècle. L’auteur des Misérables, de Notre-Dame de Paris, d’Hernani et des Contemplations a joué des genres, passant de la poésie au roman historique et aux pièces de théâtre. Il est la plus grande figure du courant romantique en France. Nous verrons en quoi Victor Hugo fut à la fois un écrivain, un poète, un politicien, un homme engagé puis un artiste ( un dessinateur, un peintre ). Les parties seront logiquement inégales étant donné  l'ampleur de la "carrière" politique ( essentiellement )  et littéraire de Hugo face à celle artistique.

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HUGO L'ECRIVAIN; LE POETE

     Tout d'abord, qu'est ce que le Romantisme ?
Le Romantisme est un mouvement littéraire qui prône de laisser largement place à l'expression des sentiments et des sensations en abolissant les règles strictes de la littérature classique. Il propose de jouer sur les contrastes, sur l'opposition du beau et du laid, du sublime et du grotesque. Il préconise la liberté et le naturel en art. Le Romantisme s'exerce dans les romans, la poésie, ainsi que le théâtre. A sa tête, il y a Victor Hugo, puis viennent Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas, Alfred de Vigny, Alphonse de Lamartine et Jacques Michelet.
Les limites chronologiques du Romantisme qui sont fixées sont aléatoires car il a continué à influencer la littérature française durant tout le XIX
ème siècle.

Les thèmes récurrents sont le moi en souffrance (explosion des sentiments, nostalgie de moments regrettés ; cf. lyrisme), les passions, la nature, la spiritualité, la mort etc.

Par exemple, Les Contemplations (1856) est un recueil centré autour de la mort de la jeune fille du poète, Léopoldine. On trouve dans les poèmes un refus de séparer le moi du poète de l'humanité. Malgré le côté "sombre" du recueil, on y trouve un certain optimisme ; le moi est la parole collective, « la destinée est une », ce qui est généralement un trait caractéristique du romantisme ...


Le dramaturge


     À vingt-six ans, dans la  préface de Cromwell, Victor Hugo jette les bases d’un genre nouveau : le drame romantique. Dans ce texte, le jeune homme ambitieux remet en cause les règles bien établies du théâtre classique, et introduit les thèmes romantiques sur la scène : multiplication des personnages, des lieux, mélange des registres — le vulgaire et le recherché, le sublime et le grotesque – et met ainsi davantage de vie dans un théâtre trop compassé. Revers de la médaille : Cromwell, pièce aux 6000 vers et aux innombrables personnages n’est pas jouée — « injouable » disent certains… C’est grâce à Hernani que le dramaturge accède véritablement, en 1830, à la célébrité et prend une place déterminante parmi les modernes. Les années suivantes, Hugo se heurtera aux difficultés matérielles (scène à l’italienne, peu propice aux spectacles d’envergure) et humaines (réticences des Comédiens Français devant les audaces de ses drames). Il alternera triomphes (Lucèce Borgia) et échecs (Le Roi s’amuse), avant de décider, avec Alexandre Dumas, de créer une salle dédiée au drame romantique : ce sera le Théâtre de la Renaissance où il fera donner, en 1838, Ruy Blas. En 1843, l’échec des Burgraves l’affecte durement. Hugo désespère de parvenir à un théâtre à la fois exigeant et populaire. Le dramaturge, frappé en outre par le deuil (Léopoldine meurt cette même année), délaisse la scène. Victor Hugo marquera son retour au théâtre avec l'écriture, à partir de 1866, de plusieurs pièces, dont la série du Théâtre en liberté.


Le poète


Vers de jeunesse.


     À vingt ans, Hugo publie les Odes, recueil qui laisse déjà entrevoir, chez le jeune écrivain, les thèmes hugoliens récurrents : le monde contemporain, l’Histoire, la religion et le rôle du poète, notamment. Par la suite, il se fait de moins en moins classique, de plus en plus romantique, et Hugo séduit le jeune lecteur de son temps au fil des éditions successives des Odes (quatre éditions entre 1822 et 1828). En 1828, Hugo réunit sous le titre Odes et Ballades toute sa production poétique antérieure. Fresques historiques, évocation de l’enfance ; la forme est encore convenue, sans doute, mais le jeune romantique prend déjà des libertés avec le mètre et la tradition poétique. Cet ensemble permet en outre de percevoir les prémices d’une évolution qui durera toute sa vie : le catholique fervent s’y montre peu à peu plus tolérant, son monarchisme qui se fait moins rigide et accorde une place importante à la toute récente épopée napoléonienne. Puis Hugo s’éloigne dans son œuvre des préoccupations politiques immédiates auxquelles il préfère — un temps — l’art pour l’art. Il se lance dans les Les Orientales (l’Orient est un thème en vogue) en 1829. Le succès est important, sa renommée de poète romantique assurée et surtout, son style s’affirme nettement tandis qu’il met en scène la guerre d'indépendance de la Grèce (l’exemplarité de ces peuples qui se débarrassent de leurs rois n’est pas innocente du contexte politique français) qui inspira également Lord Byron ou Delacroix.


La première maturité.


   Dès les Feuilles d’automne (1832), les Chants du crépuscule(1835) Les Voix intérieures (1837), jusqu’au recueil les Rayons et les ombres (1840), se dessinent les thèmes majeurs d’une poésie encore lyrique — le poète est une « âme aux mille voix » qui s’adresse à la femme, à Dieu, aux amis, à la Nature et enfin (avec les Chants du crépuscule) aux puissants qui sont comptables des injustices de ce monde.

Ces poésies touchent le public parce qu’elles abordent avec une apparente simplicité des thèmes familiers ; pourtant, Hugo ne peut résister à son goût pour l’épique et le grand si bien que, dès le premier vers des Feuilles d'automne, on peut lire le fameux :

« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte »

On le voit, Hugo s’applique d’emblée à ancrer le poète dans l’Histoire. Il ne l’en fera jamais sortir, tout au long de son œuvre.


L'exil


   À partir de l'exil commence une période de création littéraire qui se caractérise par sa richesse, son originalité et par sa puissance. C'est alors que naîtront certains des plus fameux poèmes de la langue française ("l'Expiation" dans les Châtiments, "Booz endormi" dans la Légende des siècles, pour ne citer que ces deux exemples).

Une place à part dans son siècle.

Tantôt lyrique, tantôt épique ; combattant infatigable et père vaincu ; tour à tour classique et audacieux, Hugo est tout cela à la fois et davantage : celui qui a profondément ému ses contemporains (qui ne connaît le très célèbre « Demain, dès l'aube... » ?), exaspérés les puissants et inspiré les plus grands poètes de son temps et des temps à venir...

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HUGO LE POLITICIEN; L'HOMME ENGAGE

    Contre la peine de mort


     Le premier de tous les combats de Victor Hugo, le plus long, le plus constant, le plus fervent, est sans aucun doute celui qu’il mena contre la peine de mort. Dès son enfance, il fut fortement impressionné par la vision d’un condamné conduit à l’échafaud, sur une place de Burgos, puis, à l’adolescence, par les préparatifs du bourreau dressant la guillotine en place de Grève. Hanté par ce "meurtre judiciaire", il tenta d’infléchir l’opinion en décrivant l’horreur de l’exécution, sa barbarie, en démontrant l’injustice et l’inefficacité du châtiment. Utilisant tour à tour sa notoriété d’écrivain et son statut d’homme politique, il mit son éloquence au service de cette cause, à travers romans, poèmes, témoignages devant les tribunaux, plaidoiries, discours et votes à la Chambre des pairs, à l’Assemblée puis au Sénat, articles dans la presse européenne et lettres d’intervention en faveur de condamnés. Le Dernier Jour d’un condamné : l’écrivant à vingt-sept ans, comme un journal, à la première personne, il interpelle le lecteur en exposant les sentiments d’un homme à partir du verdict : "Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée" jusqu’à sa conduite à l’échafaud : "Ah ! les misérables ! il me semble qu’on monte l’escalier… Quatre heures." Dans la préface à la réédition de 1832, l’écrivain avoua que l’écriture du roman le libéra d’une culpabilité, "il n’a plus senti à son front cette goutte de sang qui rejaillit de  la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale". Mais, ajouta-t-il, "se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux". Cette préface constitue à elle seule un réquisitoire contre la peine de mort. Hugo n’hésita pas à décrire quelques exécutions particulièrement atroces, "il faut donner mal aux nerfs aux femmes des procureurs du roi. Une femme, c’est quelquefois une conscience". Il réfuta les arguments habituellement avancés en faveur de la peine capitale, en particulier celui de l’exemplarité. Il réclame en outre "un remaniement complet de la pénalité sous toutes ses formes, du haut en bas, depuis le verrou jusqu’au couperet". Pour conclure de sa rage contre la peine de mort, il assista aux affaires Lecomte et Tapner. Hugo participa en qualité de pair de France au procès de Pierre Lecomte, convaincu de tentative d’assassinat sur Louis-Philippe. Devant la Chambre des pairs, où l’on est tout à la fois juge et législateur", il s’éleva contre la peine de mort, "au point de vue général, je répugne aux peines irréparables ; dans le cas particulier, je ne les admets pas" dit-il lors du procès. Il plaida l’irresponsabilité du coupable et vote la détention perpétuelle. Il ne fut suivi que par deux des autres votants.
Hugo intervint également en faveur du criminel John Tapner en adressant par voie de presse une vibrante supplique aux habitants de Guernesey, les incitant à réclamer la commutation de la peine. Cet appel eut un certain écho, mais pétitions et manifestations n’empêchèrent  pas Tapner d’être pendu le 10 février 1854. Dès le lendemain, Hugo écrivit au secrétaire d’État de l’Intérieur, lord Palmerston, une lettre vengeresse, ne lui épargnant aucun détail du long supplice auquel le bourreau n’avait pu mettre fin qu’en se suspendant aux pieds du condamné. En même temps, le défenseur invétéré n’hésita pas à accuser le ministre anglais de collusion avec Napoléon III, le soupçonnant d’avoir laissé mourir Tapner pour ne pas déplaire à l’empereur.


              Contre la misère


       « Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère » dit-il lors du Discours à l’Assemblée nationale du 9 juillet 1849. Lorsqu’il réclama l’abolition de la peine de mort, Il exprima constamment sa conviction que crimes et délits sont commis par de "pauvres diables, que la faim pousse au vol, et le vol au reste ; enfants déshérités d’une société marâtre […] ; infortunés qu’avec une école et un atelier vous auriez pu rendre bons, moraux, utiles" (préface de 1832 du Dernier Jour d’un condamné) : c’est dire qu’il réclama déjà un enseignement et un travail pour tous. Cependant, même si, dès ses premières œuvres, il se soucia du sort de ces malheureux, il ne s’engagea activement qu’après 1848. Député à l’Assemblée constituante en juin 1848, il vota la suppression des ateliers nationaux créés pour les sans-emploi : le très grand nombre d’embauchés n’y fut pas occupé. Leur fermeture déclencha l’insurrection de juin. Hugo fut dans la rue du côté de l’ordre, bouleversé par la misère des insurgés. Il s’éleva contre la répression et les mesures restrictives de Cavaignac. Mais c’est surtout par son discours du 9 juillet 1849 à l’Assemblée nationale, soutenant la proposition d’Armand de Melun sur des mesures de lutte contre le paupérisme, qu’il manifesta sa détermination à "détruire la misère". Il fut convaincu qu’un des moyens est l’instruction gratuite et obligatoire pour tous. "Obligatoire au premier degré seulement, gratuite à tous les degrés", réclama-t-il dans son discours contre la loi Falloux (juillet 1850), qui est en outre une violente diatribe contre le parti clérical. À la demande et sous la conduite de l’économiste Adolphe Blanqui, qui vient de publier une terrible enquête sur les classes ouvrières en 1848, Victor Hugo, accompagné de médecins et de quelques autres "autorités", se rendit en février 1851 à Lille, afin de constater sur place les conditions de logement des ouvriers de l’industrie textile, décrites par Blanqui dans son rapport. Il fut horrifié par ce qu’il découvrit : chaque famille vécut et travailla à domicile dans des conditions épouvantables, entassée dans des caves insalubres.  « Je vous dénonce la misère, qui est le fléau d’une classe et le péril de toutes ! Je vous dénonce la misère qui n’est pas seulement la souffrance de l’individu, qui est la ruine de la société, la misère qui a fait les jacqueries […] ». Discours non prononcé, rédigé après la visite des caves de Lille. À son retour, Hugo rédigea pour l’Assemblée un discours, relatant avec force détails sa visite, citant "les premiers faits venus, ceux que le hasard nous a donnés dans une visite qui n’a duré que quelques heures. Ces faits ont au plus haut degré tout le caractère d’une moyenne. Ils sont horribles". Ce discours, il ne le prononça pas, mais il l’utilisa plus tard pour un poème de Châtiments, "Joyeuse vie".

                   Pour la paix et la liberté

         La toile de fond des combats de Victor Hugo fut tissée d’une profonde aspiration à la liberté sous toutes ses formes. Il ne supporta aucune censure, aucune répression. Lorsque sa pièce Marion Delorme fut censurée (1829), il refusa l’augmentation de pension que lui proposa Charles X en dédommagement. Après l’interdiction du Roi s’amuse (1832), il s’éleva vigoureusement contre les abus de la censure devant le tribunal de commerce où l’a mené son procès contre le Théâtre-Français, et refusa désormais de toucher sa pension.Lors de l’insurrection de juin 1848, qu’il n’approuva pas, il se dressa contre la répression brutale de Cavaignac et s’opposa, le 2 septembre, à la prolongation de l’état de siège. La répression versaillaise contre les communards lui parut tout aussi intolérable, bien qu’il ait condamné les excès de la Commune de Paris : L’Année terrible naquit des atrocités de la Semaine sanglante.A travers son combat pour l’émancipation, il prit conscience du statut inférieur de la femme. En exil, il se montra sensible au sort des femmes proscrites et rendit hommage à leur combat ; il réclama pour elles des droits civiques égaux à ceux des hommes. Les appels d’Hugo en faveur de la paix, son rêve d’une Europe unifiée, découlèrent de son combat pour le respect des droits de l’homme. Il n’hésita pas cependant à voter contre le traité de paix imposé par l’Allemagne victorieuse qui annexe l’Alsace et la Moselle : "Si cette paix inexorable se conclut, c’en est fait du repos de l’Europe." dit-il. C’est encore au nom de la paix entre les citoyens qu’il réclama régulièrement après 1871 l’amnistie pour les communards.Dans un discours prononcé aux proscrits de Jersey, le 24 février 1855, Victor Hugo rêva d’une Europe idéale : "le continent serait un seul peuple, les nationalités vivraient de leur vie propre dans la vie commune", et il imagina "une monnaie continentale, à double base métallique et fiduciaire, ayant pour point d’appui le capital Europe tout entier et pour moteur l’activité libre de deux cents millions d’hommes, cette monnaie, une, remplacerait et résorberait toutes les absurdes variétés monétaires d’aujourd’hui, effigies de princes, figures des misères".Pour achever, il est nécéssaire de s'arrêter sur sa haine envers Napoléon III. Le 17 juillet 1851, Hugo refusa la révision de la Constitution soumise au vote de l’Assemblée par Louis Bonaparte pour lui permettre d’être réélu à la présidence de la République : "Après Napoléon-le-Grand, je ne veux pas de Napoléon-le-Petit", avait-il déclaré. Il ne pouvait qu’être profondément révolté par le coup d’État du 2 décembre. Après avoir commencé Histoire d’un crime, "histoire immédiate et toute chaude de ce qui vient de se passer", le poète composa en un mois Napoléon-le-Petit, violent pamphlet, où il exposa en outre un programme de restructuration de l’État, publié à Bruxelles en août 1852. La haine que porta Hugo à l’empereur engendra bientôt un recueil de poèmes, Châtiments.

-->  Les Châtiments (1853) : il s'agit de châtier l'auteur du coup d'État, Napoléon Bonaparte. La satire politique ne rompt pas avec le prophétisme religieux. La parole du poète est la parole de tous (notamment dans les "Chansons" du recueil).




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HUGO L'ARTISTE

  Victor Hugo qui cache plusieurs facettes sous son masque public ajoute à celui de l'écrivain, le dessinateur. Au cours de sa vie, il mena ainsi de front plusieurs activités et celle du dessin fut engagée de manière parfaitement autodidacte. En ayant recours à plusieurs techniques comme l'encre, la plume,le pinceau, le crayon de graphite, le fusain, les lavis, la gouache (et bien d'autre encore) et n'hésitant pas à les mélanger, l'auteur de Notre Dame de Paris a ainsi réalisé de nombreuses oeuvres (quatre mille dans l'ensemble) plutôt réussies. Ce qui a propos lui valut une louange de Baudelaire :« Je n'ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel. Je parle de ses dessins à l'encre de chine, car il est trop évident qu'en poésie, notre poète est le roi des paysagistes ». Si Victor Hugo montrait de la réticence à exposer ses dessins au yeux du monde, il utilisait ceux-ci pour illustrer ses textes et ou pour d'autres diverses circonstances. A travers son travail picturale, l'artiste a évolué; au début plutôt réaliste, et suite à des conséquences politiques comme son éxil et son statut d'écrivain romantique qui s'affirmait, ses dessins se rapprochaient du fantastique. Les dessins dénoncent notamment le mouvement auquel appartenait l'écrivain avec les thèmes abordés et les sujets représentés : La Nature, le crépuscule, la mer, l'aspect fantastique et sombre... Si Victor Hugo était connu à l'origine pour exprimer des images poétiques à travers les mots, il a su également les représenter concrètement en images.

Hugo et les artistes romantiques

        Victor Hugo a fréquenté plusieurs de ses contemporains romantiques : peintres, graveurs tels que Delacroix, Rembrandt, Goya, Piranèse et pleins d’autres encore… Toutefois sa relation avec Delacroix est celle qui peut-être serait plus intéressante d’aborder : les œuvres du peintres auraient influencé certains écrits de l’écrivain. Rencontrés en 1827, ils se sont depuis portés un intérêt commun a leurs travaux, de plus Victor Hugo a défendu le Sardanapale de Delacroix la même année 1827. Le tableau de Delacroix Les massacres de Scio de 1824 et le poème L’enfant de Hugo de 1828 peuvent être mis en relation : le poème écrit après 4 ans après le tableau l’aurait pris comme référent : tout d’abord quand Hugo emploie le terme Chio, il se réfère au tableau et la mise en scène de cet instant. Le Pathétique présent dans ces œuvres est remarquable chez certains personnages soulignées par les artistes : le héros négligé pour des personnes ordinaires. Chez Hugo : l’enfant et pour Delacroix : des civils, des jeunes et vieilles femmes…Par ce procédé le spectateur ou lecteur s’identifie d’autant plus à ces personnages ordinaires accentué dans le poème avec le dialogue de l’enfant et dans le tableau avec les grandes dimensions du tableaux qui attirent le spectateur au premier plan ou se situent les personnes simples. Cependant le plus grand point commun que possèdent les deux œuvres reste sans aucun doute le choix des couleurs utilisés par Hugo et Delacroix : or blanc et bleu. Ces couleurs dans les deux œuvres traduisent une même palette de couleurs qui présentent une même image visuelle.

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Victor Hugo a réalisé plus de 4000 dessins. Il est possible d'en voir quelques uns dans la galerie photo, classés par genre  avec diaporama:

Décors           Empreintes           Fantasques             Océan         Pochoirs      Portrait          Tâches

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01 février 2008

Conclusion

      A travers cette étude, nous avons pu voir que dans la première partie de sa vie, Victor Hugo se consacra pleinement à la littérature, essentiellement à la poésie, à défendre son mouvement, le Romantisme ( exemple : la bataille d'Hernani ). Puis à partir de 1849, Victor Hugo consacra un tiers de son œuvre à la politique, un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo fut complexe et parfois déroutante. Il refusa toute condamnation des personnes et tout manichéisme, mais n'en fut pas moins sévère pour la société de son temps. Au fur et à mesure, sa pensée politique va évoluer, quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.
Aux nombreux talents de l'écrivain, il faut ajouter le dessin. L'artiste n'a certes pas éclipsé le poète, mais on continue néanmoins de redécouvrir le travail pictural de Victor Hugo – auquel on a consacré de nombreuses et prestigieuses expositions au cours des vingt dernières années.
       Victor Hugo décède le 22 mai 1885, prononçant, selon la légende, ces derniers mots : « Ceci est le combat du jour et de la nuit. » Conformément à ses dernières volontés, c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'eut lieu la cérémonie. Il est d'abord question du Père Lachaise mais le premier juin il sera finalement conduit au Panthéon. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage.

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Fin »